Marie Denizot

 

Aux confins de la Beauce

Un atelier prend fin

Se déconfine

Retrouve le chemin

Des terres plus sèches,

Des pierres et des racines.

 

Aux confins des Cévennes

Le Loir se mute en Arre

Tourbillonne autour des ombres

Les caresse de son flot

Sauve la mémoire

Du Rien et du Silence.

Arbre couché, arbre caché, arbre cassé, arbre coupé

Résidence à la Filature du Mazel, sur les bords de l'Hérault :

8 au 14 novembre

Sortie de résidence : 5 décembre 17h

 



Les dimensions de la salle permettent de déployer au sol un ou plusieurs rouleaux de papiers de plusieurs mètres, pour une exposition ultérieure soit en horizontal (probablement en accordéon), soit en vertical pour un jeu de lumière et de transparence avec un texte poétique imprimé, aussi long.
Texte, matière première d'une création sonore polyphonique.

 

Une résidence de création est toujours une expérience singulière. Ce qu'on a imaginé, rêvé, envisagé concrètement.

S'attacher à un arbre couché sur le papier, un arbre infini mais découpé pour une mise en mouvement des imaginaires qu'il provoque.
De l'arbre debout, aux bouts d'arbres et ses brisures.


Et ce qui advient. Les surprises imprévues de l'extérieur et les découvertes de l'intérieur.
Le désir en vibration entre les deux.

Autour d'une fête nationale, pont, congés, solitude dans le bâtiment. L'espace s'agrandit et par la fenêtre ouverte apparait l'arbre que je dessine depuis des heures. Un résineux avec ses alternances de branches. Mais le chataigner opulent, ample, accueillant, me hante. Et s'impose dans son équilibre à côté des pins longilignes, des peupliers, des osiers souples des berges de la rivière.

 

Et puis la sortie de résidence, moment unique où les autres vont recevoir ce qui est né dans ces quelques jours.
Une autre vibration qui entre en jeu, entre soi et les autres.

Une hésitation. Transmettre un objet ou suggérer un vécu.
Encore une fois on anticipe, on rêve, on prépare. Et puis le réel résiste ou se déchire.
On ne tient plus rien.

Et comme les ricochets sur l'eau, des ondes arrondies mémorisent le galet qui est retourné se coucher dans le lit de la rivière, dans le lit de l'Arre.

 

 

 

Fugue Errance

Récit poétique et 13 poèmes accompagnés de 4 monotypes de l'auteure et 6 transparences ayant fait l'objet d'installations visuelles.

Editions Delatour, septembre 2020.

http://www.editions-delatour.com/fr/poesie/4507-fugue-errance-9782752104137.html

Parcours

Enfant, comme beaucoup d'enfants, j'ai exploré les mots, les dessins et les sons.

Adolescente, j'ai continué, surtout après le choc de la découverte de la harpe à 10 ans.

 

Jeune adulte, je me suis laissée convaincre que la musique était exclusive.

Mon parcours de musicienne s'est tricoté alors entre l'interprétation, l'improvisation, la composition, la recherche sonore, la transmission et plus récemment, la direction d'orchestre.

 

Mots et arts plastiques ont été soigneusement cantonnés dans un jardin secret, très bien gardé.

Jusqu'à une mort violente dans mon entourage qui a réveillé l'enfance et remis l'ordre établi en cause.

 

En 1996, j'ai installé mon atelier/studio de création sonore à Vendôme, aux confins de la Beauce et de la vallée du Loir.

Les mots, la terre et les herbes, les traces sur le sable et le papier s'insinuent entre les sons. S'associent dans un premier temps dans des spectacles musicaux, dans des installations sonores. Puis, parfois, maintenant, prennent leur autonomie.

En 2020, l'atelier se déplace en Cévennes pour une autre déambulation artistique.

 

Des empreintes laissées par des enseignants : Xenakis, Charles, Mâche...

Des ébranlements indélébiles lors de concerts : Xenakis, Bayle, Henry, Aperghis, Dusapin...

Des œuvres inscrites dans le corps : Debussy, Berio, Taïra, Cage...

 

Et puis Benjamin et ses Passages dans Paris, Rameau et Schoenberg pour les Traités, Eluard encore et toujours, une touche de Prévert et une de Queneau... Epicure, Gilles Clément et Andy Goldsworthy...

 

Le dernier livre lu

La dernière promenade

Le dernier regard de cet inconnu rencontré en passant...

 

Biographie , Travaux réalisés à télécharger

 

Contact : marie.denizot@orange.fr

Et un sourire

La nuit n'est jamais complète

Il y a toujours puisque je le dis

Puisque je l'affirme

Au bout du chagrin une fenêtre ouverte

Une fenêtre éclairée

Il y a toujours un rêve qui veille

Désir à combler faim à satisfaire

Un cœur généreux

Une main tendue une main ouverte

Des yeux attentifs

Une vie la vie à se partager.

 

Paul Eluard (in "Le Phénix")

"Que chacun donc s'efforce de ne pas être en dissidence* avec soi-même"

Bernard de Clairvaux

 

* du latin dis-sedere (« se séparer de » et « être assis »)

Extrait de "L'eau et les rêves" de Bachelard

"Quel est donc ce sacrifice enivrant d'un être à la fois inconscient de sa perte et de son bonheur et qui chante ? Non, ce n'est pas la mort définitive. C'est la mort d'un soir. C'est un désir exalté qu'un brillant matin verra renaître comme le jour renouvelé du cygne dressé sur les eaux."

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