Marie Denizot

 

Le bleu rejoint le bleu

Au bout de la terre

Se fond dans un horizon sans fin.


S'inverse en miroir

Dévoile la ligne de fracture

Raccommode l'eau par le feu.


20 août 2018

A la croisée de chemins

Sans début ni fin

Empreintes d'éternité

Traces laissées

Sons abandonnés

Paroles oubliées.

 

Se transformer en miroir.

 

                                          


La p'tit' édit' #4

27, 28 et 29 septembre à Lyeuxcommuns Galerie, 27 rue Etienne Marcel, Tours (37). 14h-19h.

https://laptitedit.com/2019/08/29/edition-4/

https://www.facebook.com/lyeuxcommuns/

 

Expositions de livres et bannières.

 

Lecture musicalisée : samedi 28 à 17h.

Danse-Errance à Dollon (72)


Lecture musicalisée pour le finissage de l'exposition : vendredi 5 juillet, 19h.

Printemps des poètes 2019

Première audition d’un cycle de mélodies écrites par Damien Charron sur des  poèmes de Marie Denizot (« Au bout de la nuit / le jour / nécessairement ») le dimanche 24 mars après-midi, à la Compagnie des  Œillets au C33, 33, rue Raspail à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), par Etienne Billault, baryton et Marie Denizot, harpe.

 

Performance improvisée par Marie Denizot et Philippe Di Betta (saxophones).

Installation des bannières "Danse-Errance".

 

Renseignements sur le site de la Compagnie des  Œillets : http://www.compagniedesoeillets.com

 

Un écho visuel via la Compagnie du Cyprès :

https://theatreducypres.jimdo.com/printemps-des-poètes-à-ivry-2019/beauté-convulsive-photos/

Pour une vie jusqu'à la fin

Intervention musicale à l’hôpital de Vendôme  pour une vie belle jusqu'à son terme.

Un reste de rien

La Terre.
                  Coupes géologiques verticales et horizontales.
L'Homme.
                   Un rien qui laisse des traces.


Ces bannières font écho au livre d'artiste "Rappelle-toi".

 

Après les Ateliers de la Rampe durant "Mots effleurés #2" à Vendôme en juin, l'installation a pris ses quartiers d'été à Trôo (41) dans le cadre d'Étéphémère - ExTrôoterrestre, sur les murs d'un ancien corps de ferme au 16 rue du Château.

Eté 2018

 

  • Lecture de textes issus de Au bout de la nuit, le jour, nécessairement (édition Delatour France), Rappelle-toi (recueil avec linogravures originales, imprimé à L'atelier sous les arbres  du Monteils, en Cévennes) et Ailleurs (issu de l'Anthologie de la Maison de la poésie de la Drôme).

 

14 juillet : à "La Beaudelie" en Corrèze, installation poétique et déambulation parmi des mots, des traces et des sons.

Avec Antonia Soulez, Laurence Bouckaert, Pascal Marzan et Jean-Marc Chouvel. 

La Tour du guet-Visions contemporaines

 


24 juillet : à Sète, les "Apartés", lecture musicalisée en appartement. Organisée par les Editions de l'Aigrette. 


  • Performance danse et musique : 1er juillet, coulée verte René Dumont Paris, Art en balade.


  • Ateliers Portes Ouvertes de Ménilmontant : 27 au 30 septembre, ADM

Lucidité ?

Exercice de style, un peu obligé, du passage de l'année administrative 2017 à celle, tout aussi administrative de 2018.

Je préfère, et de loin, les solstices, les équinoxes, les lunes bleues ou rousses, les soleils verts, et la terre orange.

Et les cycles qui nous dépassent, nous ancrent dans une réalité terrestre et universelle.

 

Lucidité, ainsi ont commencé les premiers mots de "bonne année" que j'ai reçu.

Oui, lucidité, que la lumière, la réflexion soit première, et éclaire les passions, les pulsions primaires (qui sont souvent tristes) et mette du recul, de l'écart dans nos actions, nos relations avec nos autres nous mêmes que sont les Hommes.

 

Juste ça. Une pointe, prise au bout de couteau. Avec précaution. Cette fragilité du geste qui permet de réfléchir. De suspendre le temps. De ne pas se précipiter comme un taureau conditionné.

 

Lucidité dans notre chemin, un peu tordu, assez boueux, parfois aride. Se méfier si le macadam recouvre tout, et nous fait croire à la simplicité des choses.

 

Bonne année, sinueuse, intelligente, amoureuse.

Marie

"Que chacun donc s'efforce de ne pas être en dissidence* avec soi-même"

Bernard de Clairvaux

 

* du latin dis-sedere (« se séparer de » et « être assis »)

Échos des années passées

Parcours

Enfant, comme beaucoup d'enfants, j'ai exploré les mots, les dessins et les sons.

Adolescente, j'ai continué, surtout après le choc de la découverte de la harpe à 10 ans.

 

Jeune adulte, je me suis laissée convaincre que la musique était exclusive.

Mon parcours de musicienne s'est tricoté alors entre l'interprétation, l'improvisation, la composition, la recherche sonore, la transmission et plus récemment, la direction d'orchestre.

 

Mots et arts plastiques ont été soigneusement cantonnés dans un jardin secret, très bien gardé.

Jusqu'à une mort violente dans mon entourage qui a réveillé l'enfance et remis l'ordre établi en cause.

 

En 1996, j'ai installé mon atelier/studio de création sonore à Vendôme, aux confins de la Beauce et de la vallée du Loir.

Les mots, la terre et les herbes, les traces sur le sable et le papier s'insinuent entre les sons. S'associent dans un premier temps dans des spectacles musicaux, dans des installations sonores. Puis, parfois, maintenant, prennent leur autonomie.

 

Des empreintes laissées par des enseignants : Xenakis, Charles, Mâche...

Des ébranlements indélébiles lors de concerts : Xenakis, Bayle, Henry, Aperghis, Dusapin...

Des œuvres inscrites dans le corps : Debussy, Berio, Taïra, Cage...

 

Et puis Benjamin et ses Passages dans Paris, Rameau et Schoenberg pour les Traités, Eluard encore et toujours, une touche de Prévert et une de Queneau... Epicure, Gilles Clément et Andy Goldsworthy...

 

Le dernier livre lu

La dernière promenade

Le dernier regard de cet inconnu rencontré en passant...

 

Biographie , Travaux réalisés à télécharger

 

Contact : marie.denizot@orange.fr

Et un sourire

La nuit n'est jamais complète

Il y a toujours puisque je le dis

Puisque je l'affirme

Au bout du chagrin une fenêtre ouverte

Une fenêtre éclairée

Il y a toujours un rêve qui veille

Désir à combler faim à satisfaire

Un cœur généreux

Une main tendue une main ouverte

Des yeux attentifs

Une vie la vie à se partager.

 

Paul Eluard (in "Le Phénix")

Extrait de "L'eau et les rêves" de Bachelard

"Quel est donc ce sacrifice enivrant d'un être à la fois inconscient de sa perte et de son bonheur et qui chante ? Non, ce n'est pas la mort définitive. C'est la mort d'un soir. C'est un désir exalté qu'un brillant matin verra renaître comme le jour renouvelé du cygne dressé sur les eaux."

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